Mineurs dans les débits de boissons : un laissez-passer inquiétant à Libreville
2025-11-06 11:07:00
Alors que la loi gabonaise est claire : « tout exploitant de débit de boissons ne peut ni vendre ni offrir gratuitement de boissons alcoolisées aux mineurs », de nombreux jeunes continuent pourtant d’avoir accès à l’alcool dans les rues et quartiers chauds de Libreville. Des Akébé à Nzeng-Ayong, en passant par Louis et les PK, la consommation d’alcool par les mineurs semble s’être banalisée, laissant planer un sérieux doute sur le respect de la législation par certains tenanciers.
Dans plusieurs débits de boissons du Grand Libreville, il est devenu courant de voir des adolescents siroter des boissons alcoolisées sans que quiconque ne s’assure de leur âge. Une pratique qui se répand même sur l’ensemble du territoire national, exposant ces jeunes à des risques sanitaires, sociaux et judiciaires. Les exploitants, souvent soucieux de l’affluence et du chiffre d’affaires, semblent fermer les yeux sur l’interdiction légale, au mépris de la loi et de la sécurité des mineurs.
Les conséquences ne se font pas attendre. L’accès libre à l’alcool contribue à l’augmentation des violences entre mineurs, des accidents de circulation impliquant des adolescents et des incidents domestiques liés à la consommation précoce d’alcool. Les quartiers sensibles de Libreville, déjà connus pour leur densité et leur activité nocturne, deviennent ainsi des zones à risques, où la protection des mineurs apparaît de plus en plus compromise.
Face à cette situation préoccupante, il est urgent que les autorités publiques interpellent les tenanciers de débits de boissons et mettent en place des mesures coercitives et préventives. Contrôles renforcés, campagnes de sensibilisation et sanctions claires pourraient rappeler à tous que la loi est là pour protéger les jeunes et prévenir des drames encore trop fréquents dans les rues de la capitale.