Service client de la SEEG : quand les appels ruinent les populations



2025-12-01 13:46:00

Depuis des années, la Société d'Énergie et d'Eau du Gabon (SEEG) fait rager les Gabonais, mais en 2025, cette relation toxique entre les citoyens et leur fournisseur d'eau et d'électricité a atteint des sommets.



Non seulement les coupures intempestives sont devenues une norme, mais désormais, il faut y ajouter un nouveau calvaire : la quête désespérée d'un interlocuteur au service client. Dans un pays où le temps d'attente au téléphone rivalise avec les pannes de courant, certains Gabonais n'hésitent plus à parler de "luxes téléphoniques". La promesse de résoudre un problème en échange de quelques unités de crédit devient un piège sans fin où chaque appel coûte plus cher que la solution elle-même.

"J'ai dépensé 1 000 francs pour rien hier", confie une résidente du quartier SNI, désabusée, après avoir épuisé son crédit sans même avoir pu poser une question. Un autre citoyen, Monsieur ADO, raconte que pour faire entendre son problème, il a dû dépenser 2 000 francs de crédit, et pour couronner le tout, son problème est resté sans solution. Le comble du comble ? Il doit recommencer à payer pour un nouveau tour de piste téléphonique. Le service client de la SEEG semble être devenu une sorte de loterie où l'on risque gros pour espérer un maigre résultat. Entre le téléphone qui sonne dans le vide et le sentiment d'être pris en otage, les usagers se demandent s'ils ne devraient pas, à ce stade, souscrire à une offre "super premium" juste pour avoir le droit de discuter avec un agent.

Et pourtant, dans ce scénario ubuesque, le plus surprenant reste l'indifférence totale de la SEEG face à cette colère montante. Alors que la population se contente de réajuster son budget de crédit pour les appels sans fin, la société continue d'étirer son temps de réponse et semble ne pas vouloir l'amélioration de son service. La frustration est palpable, et l'on peut se demander : pour combien de temps encore les Gabonais accepteront-ils d’être prisonniers d’un système où la seule réponse qu’ils obtiennent est… une attente interminable et une facture téléphonique salée ?