Violence numérique : le Gabon face à une menace qui ronge sa cohésion sociale selon Daniel Etienne



2025-12-18 09:41:00

Le cyberharcèlement et la diffusion de contenus malveillants sont devenus un fléau majeur au Gabon, affectant particulièrement les acteurs publics et les jeunes femmes. Des personnalités comme la Première dame Zita Oligui Nguema et le Directeur général de l’Environnement, Tanguy Gahouma, illustrent les dérives de cette violence invisible mais destructrice, qui menace la réputation, la santé mentale et le vivre-ensemble. Tel est l'avis de Daniel Etienne, penseur libre, dont les propos ont été relayés par nos confrères de Gabon Actu.



Le Gabon a déjà payé un lourd tribut aux conséquences de la désinformation et de la rumeur sur Internet. Le tragique assassinat de Gervais Patrick Obame Eyeghe, lynché à tort sur la base de fausses accusations, reste dans les mémoires comme un avertissement dramatique. Aujourd’hui, les attaques contre Zita Oligui Nguema et Tanguy Gahouma rappellent que le cyberharcèlement ne se limite pas à des mots : manipulations d’images, rumeurs persistantes et campagnes de dénigrement détruisent des vies et fragilisent la société.

Pour contrer cette gangrène, chaque citoyen doit prendre conscience de sa responsabilité en ligne : vérifier les informations avant de les partager, respecter la vie privée et mesurer l’impact de ses actions numériques. Les associations et ONG spécialisées ont un rôle central à jouer dans la prévention et l’accompagnement des victimes. Enfin, la justice gabonaise est attendue au tournant : appliquer rigoureusement le cadre légal pour que les auteurs de cyberharcèlement répondent pleinement de leurs actes, réaffirmant ainsi la protection des droits et de la dignité de chaque citoyen.