Scandale chez Newrest Gabon : la fuite de la direction générale plonge 600 salariés dans la crise
2026-02-06 15:37:00
À Port-Gentil, la situation sociale au sein de Newrest Gabon se détériore. Près de 600 salariés affirment être livrés à eux-mêmes, dénonçant l’absence prolongée de la direction locale et l’impossibilité d’engager un dialogue sur leurs conditions de travail et leurs droits.
Dans la capitale économique du Gabon, les employés de Newrest décrivent un climat social délétère marqué par ce qu’ils qualifient de « siège vide » au sommet de la direction locale. Selon plusieurs témoignages concordants, la hiérarchie serait devenue totalement injoignable, laissant les travailleurs sans interlocuteur dans un contexte de tensions croissantes.
Les représentants du personnel affirment que les tentatives de dialogue sont
restées sans réponse, alors même que des points de discorde majeurs subsistent.
Cette absence de communication nourrit un sentiment d’abandon généralisé et
plonge les salariés dans une incertitude profonde quant à l’avenir de leurs
emplois et au respect de leurs droits sociaux.
Parmi les griefs exprimés figurent des conditions de travail jugées précaires
et inadaptées aux standards du secteur pétrolier et de la restauration
collective. À cela s’ajoute l’impossibilité de discuter de sujets sensibles
tels que les salaires, les primes ou l’organisation du travail, faute de
responsables identifiés sur le site.
Face à ce qu’ils perçoivent comme un mépris managérial, les salariés n’excluent plus de durcir le ton. Le spectre d’un arrêt de travail plane désormais sur l’entreprise, une perspective qui pourrait perturber sérieusement les services de restauration assurés par Newrest sur les sites pétroliers et parapétroliers de Port-Gentil.
Alertées, l’inspection du travail et les autorités locales sont appelées à
intervenir afin de ramener la direction à la table des négociations et d’éviter
une paralysie aux conséquences économiques régionales. Présente au Gabon depuis
2009, Newrest s’est imposée dans les environnements « remote », la restauration
collective et le facility management, des activités stratégiques aujourd’hui
menacées par cette crise sociale.